Le très attendu film d’action indien Monkey Man débarque enfin dans nos salles obscures ce mercredi 17 avril. Réalisé et interprété par Dev Patel, révélé dans Slumdog Millionaire, ce long-métrage promet de dynamiter le genre avec une intrigue haletante et des scènes d’action spectaculaires. Monkey Man s’annonce d’ores et déjà comme le meilleur film d’action de ces dernières années.

Un héros en quête de vengeance dans une Inde corrompue

Monkey Man nous plonge dans les bas-fonds d’une Inde gangrénée par la corruption et les inégalités.

On y suit Kid, un ancien prisonnier interprété par Dev Patel, qui cherche à se venger des puissants ayant assassiné sa famille des années plus tôt. Boxeur raté, Kid va infiltrer la pègre locale et affronter le chef de la police véreux, campé par Sikander Kher, pour assouvir sa soif de justice.

Des combats d’arts martiaux d’une brutalité inouïe

Si les comparaisons avec John Wick vont bon train, Monkey Man s’en démarque par son ambiance typiquement indienne et la violence crue de ses affrontements. Les scènes de combat, chorégraphiées avec un réalisme saisissant, misent sur une brutalité viscérale plus que sur une esthétisation glamour.

Dev Patel livre une performance physique impressionnante dans la peau de ce héros impitoyable n’hésitant pas à broyer des nuques et exploser des crânes.

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Et quand on connaît le calvaire qu’a été le tournage, le résultat en est d’autant plus bluffant !

Une critique acerbe de la société indienne

Au-delà du spectacle, Monkey Man développe aussi une critique sociale et politique acerbe de l’Inde contemporaine.

Le film dénonce sans fard le système de castes, la corruption endémique, les violences faites aux femmes et la traite d’êtres humains. Une colère saine et justifiée portée par la rage de son personnage principal, même si le propos manque parfois de nuance et verse dans une noirceur misérabiliste.

Une réalisation brute de décoffrage

Pour son passage derrière la caméra, Dev Patel opte pour une mise en scène nerveuse, portée par une caméra à l’épaule fébrile et un montage frénétique qui colle à l’action. Si l’influence du cinéma de Hong Kong est évidente, elle se teinte d’une identité indienne avec quelques références à la mythologie hindoue.

L’ensemble est haché menu mais diablement efficace, servi par une bande-son électrisante signée Jed Kurzel (Macbeth).

Bilan : un uppercut filmique

Certes imparfait dans son écriture un brin stéréotypée, Monkey Man assène tout de même un uppercut jouissif.

Portée par un Dev Patel incandescent et des combats d’une sauvagerie réjouissante, cette première réalisation s’impose comme un digne représentant d’un cinéma d’action indien moderne et engagé. Âmes sensibles s’abstenir, les autres fonceront voir ce défouloir catharsis jouissif qui envoie valdinguer la morale bien-pensante à grands coups de mandales. Du grand spectacle comme on aime !

 

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